| DATE | LIEU | ADRESSE | TELEPHONE | WEB | DISPO |
|---|---|---|---|---|---|
| 19/11/2026 20:00 | Salle Rabelais | 27 Boulevard Sarrail Montpellier 34000 | 06 09 50 62 22 | Ciné club Jean Vigo |
Le procès
Josef K se réveille un matin avec des inspecteurs de police dans sa chambre. Ils le mettent en arrestation et procèdent à une perquisition. Ils refusent de lui dire de quoi il est accusé. Sa logeuse et sa voisine de chambre ont un comportement étrange, soupçonneux et accusateur. Josef K se met en quête de savoir de quoi on l’accuse. Il se retrouve dans un gigantesque et étrange bâtiment pour l’instruction judiciaire qui ressemble à un meeting. Il erre dans les arcanes de la justice, de couloirs interminables en bureaux poussiéreux. Confronté à un avocat véreux et à son assistante, il n’apprend rien sur les charges qui l’accablent sinon que le piège qui s’est refermé sur lui est inéluctable et que toute résistance semble vaine. Le film est une adaptation de l’œuvre de Franz Kafka. En 1962, Orson Welles est rejeté de partout et passe son temps à fuir les créanciers. Par chance, il rencontre un couple de producteurs, les Salkind père et fils, qui lui propose ce film en coproduction avec la Yougoslavie (Zagreb) et l’Italie (Rome). Mais au moment de tourner, il n’y a plus d’argent pour les décors indispensables. Presque par hasard, Welles découvre, à côté de son hôtel, la gare d’Orsay désaffectée. Cela va devenir le lieu principal et emblématique du film, incarnant la nostalgie et le désespoir de l’attente, de la lutte contre la bureaucratie, un lieu hanté par les réfugiés. Welles considérait avoir réalisé un film drôle. Cette satire tragique sur la force de la loi et le sentiment de culpabilité est un exemple parfait de l’humour noir.








